Pierre Daubigny

Avant d’aborder aux rives d’Acapulco, Pierre Daubigny a souvent déménagé. Dans son enfance d’abord : Paris, Ajaccio, Châtellerault, Avignon, Saint-Étienne, en tout 8 déménagements. Puis à l’âge adulte parce qu’on reste quelque temps sur la lancée parentale : de Bourg-la-Reine, Fontenay-aux-Roses, à Lyon, à Saint-Pétersbourg, puis de nouveau Lyon et Paris : 9 autres déménagements. En plus d’avoir la manie de déménager, il avait la passion des voyages.

Puis un jour il a cessé de déménager. Progressivement il a voyagé moins loin, et plus lentement. Aujourd’hui il préfère marcher, surtout en montagne. Le voyage immobile l’intéresse aussi, mais c’est d’un exotisme parfois déroutant. En attendant le Mexique, c’est toujours une bonne façon de voyager sans faire trop de mal autour de soi. Il n’ira sans doute jamais au Mexique.

Pour gagner sa vie sans trop la perdre, il travaille comme créateur lumière, et souvent aussi comme régisseur général, dans les domaines du théâtre, de l’opéra et du théâtre musical. Ce sont des postes à la charnière entre les artistes et les techniciens. Il aime se tenir sur cette frontière-là. Son expérience d’enseignant-chercheur (1998-2005), de comédien (2005-2012), de relecteur (depuis 2002) et de metteur en scène (2003-2014) le dispose particulièrement à des projets transdisciplinaires.

Il aime les films en noir et blanc, le Chambolle-Musigny, les étoiles qui ne font pas de bruit et qu’on voit de moins en moins, et aussi les mots croisés mais pas tous.